L’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, signé à Washington, totalise, ce mercredi 27 août 2025, deux mois de léthargie. Pourtant, les ministres des affaires étrangères de deux pays l’avaient signé solennellement en présence des autorités américaines.
Dans sa déclaration du 4 juillet dernier, le président du Rwanda, Paul KAGAME, avait balayé d’un revers de la maison cet engagement. De leur côté, des politiciens de Kinshasa s’étaient, au lendemain de la signature dudit accord, empressés de crier à la victoire de la diplomatie congolaise. Deux mois durant, l’accord de Washington se heurte à trois obstacles de taille.
Absence du comité de suivi
Depuis le 27 juin dernier, le comité de surveillance conjointe n’était toujours pas opérationnel. Sa première réunion était prévue pour le 11 août 2025.
Changements sur le terrain
Des zones initialement ciblées pour les opérations contre les FDLR (Rebelles hutus rwandais) sont désormais sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda. Ce changement qui complique l’application de certaines clauses de l’accord.
Exclusion du M23
Le groupe rebelle pro-rwandais « M23 », acteur du conflit, n’est pas partie prenante de l’accord et rejette ses termes. De ce fait, il exige des négociations séparées, selon ses responsables.
En attendant, des affrontements ont repris entre l’armée congolaise et le M23. Les deux camps s’accusent de violer le cessez-le-feu. Et les pourparlers de paix, prévus à Doha (Qatar) tardent à accoucher des résultats escomptés. La hache de la guerre tourne dans divers sens.
En guise de conclusion
Somme toute, l’accord de Washington représente une avancée diplomatique. Cependant, sa réussite dépend de la volonté politique des parties prenantes. Son succès dépend également de l’inclusion de tous les acteurs clés du conflit. Enfin, une surveillance renforcée et des engagements coordonnés sont essentiels pour transformer cet accord en une paix durable.
Job NKUNA
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