Le tabou entretenu sur la santé des femmes en France a été brisé cette année, au cours d’une conférence organisée, le 24 juin dernier, par le Think & Do Tank Marie-Claire à la Maison de la Chimie sise 28 rue Saint-Dominique, Paris 7e. Ladite conférence était intitulée : « Agir pour l’égalité. »
Un état des lieux alarmant
En effet, les différentes oratrices ont axé leurs exposés sur le thème : « Santé des femmes et femmes dans la santé. » Il.sied de noter que » 30% des femmes de18 à 45 ans souffrent de symptômes anxieux ou dépressifs, un taux largement supérieur à celui des hommes. » C’est ce qui ressort de l’état des lieux que Zaynab RIET de la Fédération hospitalière de France a dressé à cette occasion.

Sous-représentativit des femmes médecins
Dans le secteur de la santé, les femmes représentent 51,8% des médecins en 2023. Cependant, elles restent sous-représentées dans les postes à responsabilités, avec seulement 31% des directeurs d’hôpitaux qui sont des femmes. Ces données sont vérifiables auprès du Conseil national de l’Ordre des Médecins.
Discrimination salariale
En outre, les statistiques de la Fédération hospitalière de France indiquent : « 75% des femmes exercent des horaires à heure décalée. » Par rapport aux hommes, les femmes du secteur de la santé sont moins rémunérées (écarts énormes). Elles touchent une rémunération moyenne de 2000 euros.
Risques de santé
Pour sa part, la psychologue Muriel SALLE ajoute : « Les femmes sont deux fois plus exposées au burn-out (fatigue physique, émotionnelle et mentale Intense), notamment en raison de la charge mentale et des inégalités professionnelles persistantes. »
Une loi réparatrice
Face à cette situation, la députée française KEYNOTE de Prisca THEVENOT a promis de plaider en faveur du vote , en fin d’année, d’une loi réparatrice. Celle loi portera sur la création d’un code spécifique de protection des femmes en rapport avec la santé et la ménaupose.
Pour rapoel, Mme KEYNOTE a déjà fait adopter à l’Assemblée nationale et au Sénat une loi sur l’infertilité. « Je dois reconnaître, déclare-t-elle, qu’il y a des choses qui fonctionnent » mais « il y a une conséquence qui se dégage sur la santé des femmes. »
Joëlle NGAKO
Correspondante à Paris
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